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Thomas Snégaroff reçoit chaque dimanche un intellectuel qui nous permet de prendre de la hauteur face à une actu de la semaine. Aujourd'hui, Fabrice Humbert, un romancier et un enseignant qui réfléchit à la fin du débat démocratique dans notre pays.

 

Fabrice Humbert est professeur de littérature, enseignant au lycée franco-allemand de Buc dans les Yvelines. Il est l’auteur de plusieurs romans dont L’Origine de la violence pour lequel il obtient le Prix Renaudot du livre de poche en 2010. 

Il vient de publier Les Mots pour le dire. De la haine et de l'insulte en démocratie, dans la collection Tracts, chez Gallimard. Dans cet essai, Fabrice Humbert pointe la responsabilité des politiques dans le triomphe de l'insulte et de l'invective, partout dans l'espace public. 

Un président qui en insulte un autre, celui réplique que "c’est celui qu’il le dit qui l’est"…Telle est l’ambiance de la semaine passée entre les présidents russe et américain. Et on se souvient encore du président turc, Erdogan, évoquant la "santé mentale" du président Macron, en septembre dernier. 

franceinfo : Fabrice Humbert, vous soulignez les insultes et invectives partout dans l’espace public, on est en plein dedans, là ?

Fabrice Humbert : C’est vrai qu’on n'est pas dans le plus noble. Là, c’est Biden/Poutine, Bolsonaro était très fort face à Macron, on peut aussi citer Erdogan. C’est assez lamentable, mais ce n’est pas vraiment ce que je pointe pare que dans le domaine de l’insulte en France, les politiques ne sont pas tellement excessifs. Il y a plutôt ici une espèce de banalisation la parole, d’euphémisation permanente et puis, la ruse linguistique, mais pas trop l’insulte. En France, les hommes politiques sont plutôt tranquilles.

Fabrice Humbert, Les mots pour le dire. De la haine et de l'insulte en démocratie, Tracts Gallimard, février 2021. 3,90 €

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