Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

« C'est le mot qui me vient : que tout ici est simple » : cette phrase des Orages pourrait tout entière condenser le dernier livre de Sylvain Prudhomme, qui s’offre en effet comme autant d’Histoires simples, récits de moments intimes et invisibles du dehors qui poursuit sa course indifférente. Histoires, énonce en effet le sous-titre des Orages : histoires et non nouvelles, tant ces 13 textes, par d’intenses effets d’échos et retours de personnages, forment quasiment un récit continu : A. apparaît dès l’histoire liminaire, « Souvenir de la lumière », et revient dans la troisième (« Les voisins ») pour définitivement s’installer avec « L’appartement » et « La tombe ». En ce sens, Les Orages est moins un recueil de nouvelles qu’un ensemble vibrant de moments de bascule dans nos existences, l’exploration d’événements apparemment si simples et pourtant si marquants, dans le plein sens du mot historia.

 

Sylvain Prudhomme, Les Orages, L’Arbalète Gallimard, janvier 2021, 192 p., 18 € — Lire un extrait
Le précédent roman de Sylvain Prudhomme, Par les routes, Prix Femina 2020, paraît simultanément en poche : Folio, mars 2021, 304 p. 8 € 10 — Lire un extrait. Lire ici la critique de Christine Marcandier et son entretien avec Sylvain Prudhomme.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article