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Publié enfin en français, Le Dernier Été en ville est le premier roman de Gianfranco Calligarich. Paru en Italie en 1973, il devient très tôt un roman culte. Construit autour de Leo, jeune homme lettré et milanais sans ambition qui erre dans Rome à la fin des années 1960, fasciné par la ville et par l’énigmatique Arianna, ce livre est un chef-d’œuvre de poésie et de finesse. Par Gabrielle Napoli (En attendant Nadeau) 🔸

 

Leo quitte Milan pour Rome, où tout semblait possible, ville qui porte en elle une « ivresse particulière qui brûle les souvenirs ». Il y mène une existence erratique et plutôt décousue, se laissant porter au gré des rencontres. Pas ou peu de projets, pas d’argent, des emplois subalternes dans le milieu du journalisme.

Mis au ban d’une famille milanaise respectable, il erre de salon en salon, va au cinéma, boit trop ou s’abstient au contraire drastiquement, porte un regard mordant sur les cercles artistiques de l’époque, sur le pouvoir de l’argent, sur les faux-semblants et les impuissances de l’amour. Souvent accompagné de Graziano, son grand ami, et sans doute le seul, un inconditionnel du Dernier des Mohicans, il tente d’écrire avec lui un film, par un été brûlant, et ce n’est qu’un des nombreux épisodes de cette vie « brancale », parmi les plus réussis en ce qu’il allie cocasserie et grandeur.

Gianfranco Calligarich,
Le Dernier Été en ville,
trad. de l’italien par Laura Brignon,
Gallimard,
212 pages, 19 €

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