Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Par Joseph Confavreux 🔸Il ne se passe plus guère de procès de personnalité publique sans accusation d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et de pratique du « lawfare ». D'où vient ce concept militaire flou mais pourtant de plus en plus utilisé par les politiques ?

Invité mercredi 3 mars du journal de 20 heures de TF1, Nicolas Sarkozy a dénoncé une « injustice profonde » et le fait que « vraiment, on n’est plus devant un tribunal ! Ça relève d’autre chose… ». Mais il s’est refusé à parler de « justice politique », affirmant « faire la différence entre le comportement de certains et une institution ».

Beaucoup de ses soutiens l’ont cependant fait pour lui, en dépit des motivations solides du jugement « Bismuth » que Mediapart publie dans son intégralité. La défense de l’ex-président n’est toutefois pas venue seulement de sa femme, Carla Bruni, qui a osé poster sur Instagram une image de Marianne en pleurs, largement diffusée après les attentats de 2015, pour dénoncer l’injustice qu’aurait subie son mari.

Ou bien d’Éric Zemmour affirmant, sur le plateau de CNews : « On sait que la justice montre, une fois de plus, qu’elle est indépendante du pouvoir politique, même des anciens présidents, mais est-ce qu’elle est indépendante d’Edwy Plenel ? »

Ces réactions prévisibles et risibles se sont en effet accompagnées d’autres propos bienveillants en provenance de la majorité et même de l’opposition. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a ainsi apporté son « soutien amical » en ces « moments difficiles » à son ancien mentor. Marine Le Pen a de son côté estimé que « ça n’est pas aux juges de décider qui est candidat, ça n’est pas aux magistrats d’être chargés d’organiser la primaire de la présidentielle ».

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article