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Le quotidien britannique The Guardian a ouvert les archives de la presse britannique et publie les articles parus pendant l’insurrection de 1871, de la défaite française en janvier jusqu’aux lendemains de la “semaine sanglante” en juin.

Éditorial : la capitulation de Paris

3 mars 1871


Dans Les Misérables, Victor Hugo dépeint le 18 juin 1815 [la Bataille de Waterloo] comme “le jour le plus sombre de l’histoire de France”, mais il sera probablement le premier à transférer cette malheureuse notoriété au 1er mars 1871. Mercredi dernier, la France a été doublement humiliée ; des troupes prussiennes sont entrées dans Paris pour la troisième fois en ce siècle, et le même jour l’Assemblée nationale française, contrainte de se réunir dans une lointaine ville de province, a ratifié un traité de paix dont chaque ligne proclame l’état absolu d’effondrement et d’impuissance de la nation.

L’état de Paris

– D’un correspondant occasionnel

3 avril 1871

Paris est de nouveau une ville assiégée. Le gouvernement a interrompu le courrier, et aucun des trains ne circule. On rapporte que l’armée se concentrerait à Courbevoie et Puteaux pour marcher sur Paris demain. La Commune renforce toutes ses positions. La place Vendôme est hérissée de baïonnettes ; le moindre pouce de terrain est couvert d’hommes en armes. Le Grand Hôtel a été occupé par les gardes nationaux, et toutes les fenêtres qui donnent sur la rue de la Paix ainsi que les rues adjacentes sont barricadées de sacs de sable, des passages étant aménagés pour les fusiliers. Trois cent mille francs ont été réquisitionnés auprès des chemins de fer.

 

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