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La proposition de loi du 23 mars visant à interdire le langage inclusif de tous les documents des services publics reviendrait, entre autres, à refaire nos cartes d’identité – qui suivent déjà ce système à travers le « né(e) le » –, relève Eliane Viennot, professeuse de littérature française, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. L’« écriture inclusive » a surgi dans le débat public à l’automne 2017, après la découverte de quelques points médians dans un manuel scolaire par des activistes qui avaient obtenu le retrait des ABCD de l’égalité. Jusqu’alors, on parlait plutôt de langage non sexiste, ou non discriminant, ou épicène, ou égalitaire – le point médian n’étant qu’un des moyens, à l’écrit, d’abréger les doublets (« lycéens et lycéennes » devient « lycéen·nes »). Autrement dit, un détail.

Pendant une quarantaine d’années, c’est un autre volet de ce langage qui avait fait débat : la « féminisation des noms de métiers et de fonctions ». Terminologie erronée et trompeuse, puisque le français possède tous les noms voulus pour parler des activités des femmes et qu’il faut juste les retrouver, après des siècles d’ostracisme : autrice, chirurgienne, défenseuse (des droits), écrivaine, lieutenante, maîtresse (des requêtes), pharmacienne, professeuse, rapporteuse (de lois)… Bataille presque gagnée, de nos jours, après la reddition de l’Académie dans son rapport du 28 février 2019.

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