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Reprenant l'argumentation de La France périphérique et de No Society, le géographe médiatique se fait le champion des Gilets Jaunes dans cet essai que se veut pédagogique et pour cette raison reste un peu caricatural, comme tout bon pamphlet.

Dans une présentation new look et simplifiée de la lutte des classes, Christophe Guilluy se place à la portée des « gens ordinaires » pour leur expliquer que « le monde d'en haut », celui qui — dans une formule imagée utilisée par Jack London — habite « le salon » a fait sécession du monde d'en bas qui habite le rez-de-chaussée, voire « la cave » par suite du « descenseur social » (Philippe Guibert). Autrefois on disait : la bourgeoisie, le peuple, et tout le monde comprenait très bien mais c'était plus ennuyeux. Même si ses précédents ouvrages ne sont pas particulièrement vieillis, l'auteur se sent tenu d'exposer à nouveau frais les calamités qui retombent sur l'ensemble des milieux populaires rejeté à la périphérie, proche ou lointaine, des métropoles à bobos. Et d'esquisser un avenir possible.

• Christophe Guilluy. Le temps des gens ordinaires. Flammarion, 2020, 199 pages.

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