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Dans ce livre de fiction, la philosophe se fonde sur des connaissances établies pour détourner les codes de la discussion scientifique et créer des récits où les hommes et les animaux formeraient un monde vivable. Par Catherine Mary 🔸

Un psychologue passionné par la personnalité des araignées entend de mystérieux acouphènes, au sujet desquels se questionnent les membres de l’association des sciences cosmophoniques et paralinguistiques. Comme d’autres arachnologues, présentant les mêmes symptômes, il serait « la chambre d’échos d’araignées » qui « vibrhurlaient » (crier en vibrant), en réaction à la saturation de leur environnement en ondes et en vibrations.

Dans le monde post-cartésien où se déroulent les récits d’Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation, de la philosophe Vinciane Despret (Actes Sud, avril 2021, 160 pages, 19 euros), les animaux ne seraient plus considérés comme des machines mais comme des êtres capables de jeux, de rites et de fictions et pouvant entrer en symbiose avec des enfants humains, les « symenfants ». Et la biologie ne serait plus qu’une discipline parmi d’autres pour explorer ce monde, notamment la thérolinguistique, discipline imaginaire inventée en 1974 par l’écrivaine Ursula K. Le Guin pour désigner la branche de la linguistique spécialisée dans l’étude des langages animaux.

 

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