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Entre récits individuels et collectifs, écrits autobiographiques, parcours militant et universitaire, ce recueil aide à mieux comprendre l’historien Benjamin Stora. Par Hugo Dufils 🔸

L’histoire d’un engagement militant

La première partie du volume, articulée autour de trois ouvrages, est consacrée aux « écrits autobiographiques ». Ces derniers renouent le fil des liens intimes qui se sont construits entre les engagements militants de l’historien et son parcours de chercheur. Engagé très tôt dans une formation trotskiste et investi durant ses années d’études au sein de l’Organisation communiste internationale (OCI), dirigée par Pierre Lambert, puis militant socialiste, le début de ses recherches s’inscrit dans une période dominée par les idéologies collectives. Cette adhésion forte aux idéaux révolutionnaires a évidemment marqué son travail, comme il le rappelle dans La Dernière génération d’octobre. Aussi, cette aspiration poussait-elle à diriger son regard vers le sud, et surtout l’Amérique latine, le Pérou ou le Chili d’Allende.

Pourtant, son engagement à l’OCI ne l’a pas empêché d’entamer ses travaux historiques sur la question algérienne. Sa thèse de doctorat, consacrée à Messali Hadj, illustre cette double trajectoire individuelle et politique. Les raisons du choix de ce sujet sont éminemment politiques puisque l’ancien leader du Mouvement nationaliste algérien (MNA) était une référence importante du milieu communiste internationaliste et jouissait d’une place « privilégiée », en tant qu’exclu et exilé dans l’imaginaire des jeunes militants.

 

Benjamin Stora. Une mémoire algérienne

Benjamin Stora

2020

Robert Laffont

1088 pages

32,00 euros

 

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