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Retour sur la vie d’un des pères de l’écologie américaine, créateur des premiers parcs nationaux à la fin du XIXe siècle, dans sa biographie par Louis-Marie Blanchard. Par Didier Arnaud 🔸

Quelle place avons-nous au sein de la nature ? Quel sens donner à notre existence ? «J’ai attaché mon chariot à une étoile», confesse John Muir, le père de l’écologie, né en 1838. Berger, botaniste, arboriculteur, naturaliste, ce grand bonhomme barbu est à l’origine des parcs nationaux américains (1). Il se contente durant des jours de pain acheté dans une ferme, dort à la belle étoile sans la moindre couverture à la chaleur d’un feu. Son projet : «Marcher droit devant lui, s’immerger le plus possible dans la nature sauvage, chaussé de simples brodequins et protégé des intempéries par une simple veste de drap, couvrant une quarantaine de kilomètres par jour dans les majestueuses forêts de pins et de chênes du Kentucky», écrit Louis-Marie Blanchard, son biographe, lui-même infatigable randonneur.

«On ne peut pas se sentir soi-même lorsqu’on est en plein air ; la plaine, le ciel, les montagnes irradient une beauté que l’on ressent. On baigne dans les rayons spirituels qui nous encerclent de la même manière que l’on se réchauffe à un feu de camp. Et à ce moment, on perd la conscience de son existence séparée, on se fond avec le paysage et on devient un élément une partie de la nature.»

John Muir, le souffle de la nature sauvage, de Louis-Marie Blanchard, éditions Hozhoni,2021, 272 pp, 19 euros

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