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Romans non-traduits, nanars introuvables, bizarreries oubliées… Cette semaine, Charlot (mais pas Chaplin) se touche. Par François Forestier 🔸

C’est le roman de la branlette. On n’arrête pas de s’astiquer le manche, de se balancer le chinois, de passer la soirée avec la veuve poignet, de faire la lessive à la main, d’étrangler le borgne, de faire un shampoing à Charles le Chauve. Et encore, je résume. Dans « Charlot s’amuse » de Paul Bonnetain, curieux livre publié en 1883, l’affaire est entendue : on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Le titre, décrié, laisse penser qu’il s’agit d’une pantalonnade, d’un de ces écrits égrillards dont le XIXe siècle était friand. Mais non. C’est un bouquin naturaliste, un surgeon de Zola. Les rues sont sombres, les destinées fatales, les amours transitoires, les rires amers :

« La pluie tombait toujours, implacablement monotone, noyant dans une navrante tristesse l’angle noir du faubourg et de la rue des Écluses-Saint-Martin. Blotti sous une porte cochère, Charlot grelottait ».

C’est le roman de la branlette. On n’arrête pas de s’astiquer le manche, de se balancer le chinois, de passer la soirée avec la veuve poignet, de faire la lessive à la main, d’étrangler le borgne, de faire un shampoing à Charles le Chauve. Et encore, je résume. Dans « Charlot s’amuse » de Paul Bonnetain, curieux livre publié en 1883, l’affaire est entendue : on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Le titre, décrié, laisse penser qu’il s’agit d’une pantalonnade, d’un de ces écrits égrillards dont le XIXe siècle était friand. Mais non. C’est un bouquin naturaliste, un surgeon de Zola. Les rues sont sombres, les destinées fatales, les amours transitoires, les rires amers :

« La pluie tombait toujours, implacablement monotone, noyant dans une navrante tristesse l’angle noir du faubourg et de la rue des Écluses-Saint-Martin. Blotti sous une porte cochère, Charlot grelottait ».

On n’est pas dans la littérature pour pioupious.

Charlot s’amuse, par Paul Bonnetain, Flammarion, collection L’Enfer, 320 p.

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