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Le racisme a une histoire et la littérature médicale nous renseigne comme nulle autre sur la fabrique du préjugé, explique l’historienne Delphine Peiretti-Courtis, dans un ouvrage paru aux éditions La Découverte. Par Olivier Favier 🔸

Au XVIIIe siècle en Europe et durant tout le XIXe siècle, le débat fait rage entre polygénistes et monogénistes, autrement dit entre ceux qui croient que les êtres humains sont divisés entre plusieurs espèces, et ceux qui ont compris l’unicité de l’espèce humaine.

Chez les premiers, on trouve Voltaire par exemple, qui veut battre en brèche l’idée biblique que tous les êtres humains seraient les descendants d’un couple unique, Adam et Ève. Ainsi les Lumières ont pu conduire à la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais aussi combattre des croyances en alimentant des théories racistes. C’est l’un des paradoxes du temps.

Du côté des monogénistes, se distingue bien sûr Charles Darwin, qui en fait l’un des piliers de sa théorie de l’évolution. Un siècle plus tard, les progrès de la génétique achèveront de démontrer la faible diversité au sein de l’espèce humaine. 

Corps noirs et médecins blancs : la fabrique du préjugé racial, XIXe-XXe siècles

Delphine Peiretti-Courtis

Editeur : La Decouverte

Date de parution : 06/05/2021

Nombre de pages : 350

22,00 €

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