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Une nouvelle édition de la correspondance de l’homme politique et orateur romain, qui tutoya Pompée, César et Octave, dégage une étonnante impression de proximité. Par Nicolas Weill 🔸

Qu’il paraît loin le temps où Rome et Athènes étaient considérés comme l’origine de l’Occident ! Néanmoins, la familiarité qu’a créée la longue fréquentation des textes légués par l’Antiquité latine ou grecque ne semble pas près de s’éteindre. On ne peut que la ressentir en lisant la correspondance de Cicéron (Marcus Tullius Cicero, 106-43 av. J.-C.), contemporain, acteur, témoin et victime du délitement d’une République romaine au faîte de sa puissance et déjà « mondialisée ».

Certes, montrent ces 954 missives (de 68 à 43 av. J.-C.), les libertés romaines auxquelles Cicéron tenait tant étaient fondées sur l’esclavage, l’usage des femmes comme objet de transactions politiques, et sur une cruauté à la fois interne et conquérante que ne saurait masquer l’élégance portée à un point extrême de délicatesse, propre à l’auteur du De republica. En témoigne l’exhibition à Rome, après l’assassinat de Cicéron commandé par son adversaire Antoine, de sa tête et de ses mains coupées, afin de mieux terroriser la foule.

« Correspondance. Lettres 1 à 954 », de Cicéron, traduit du latin par Léopold-Albert Constans, Jean Bayet et Jean Beaujeu, édité par Jean-Noël Robert, Les Belles Lettres, « Editio minor », 1 252 p., 55 €, numérique 39 €.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Lire un extrait sur le site des éditions Les Belles Lettres.

Signalons également la parution de « L’Invention de l’orateur », de Cicéron, Quintilien, saint Augustin, textes choisis, traduits et présentés par Patrice Soler, Gallimard, « Tel », 482 p., 18 €.

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