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L’écrivain belge, auteur remarqué, en 2012, de « Congo. Une histoire » militant pour la démocratie ou l’environnement, livre aujourd’hui un beau recueil d’odes à tout ce qui le rend heureux. Par Florence Noiville 🔸

Il arrive de Bruxelles, la ville où il vit lorsqu’il n’est pas à Amsterdam. Elégante et longiligne silhouette – entretenue, bien avant que ce soit la mode, par une pratique assidue du yoga –, David Van Reybrouck est l’un des grands humanistes flamands contemporains. Tout à la fois essayiste, historien, archéologue, romancier, poète, auteur de théâtre… Tout l’aimante, tout l’anime. Après notre rencontre, il sera sur un plateau de télévision pour commenter son nouveau recueil, Odes. Il a pour lui un impressionnant brio naturel et, derrière lui, tous les succès possibles. Pourtant, il s’inquiète. Le présentateur est-il d’une nature bienveillante ?

Né à Bruges en 1971, il aura bientôt 50 ans. Mais, depuis toujours, rien ne lui est plus étranger que « ces débats où une poignée de cerveaux aimant s’entendre parler utilisent l’érudition comme… comment dit-on en français ?… armure ? Bref, ces phrases derrière lesquelles vous ne sentez ni l’émotion ni le corps ».

Lui est un orpailleur. Il cherche des éclats de vérité, celle des faits, des êtres ou des choses. Fragments précieux qu’il passe au tamis de ses Odes. Dans le Thalys vers Paris, il a « révisé » avec l’édition française. Car, pour lui, ces textes sont déjà anciens (certains datent de 2015). « Se relire dans une autre langue est un plaisir, dit-il. On reconnaît la pensée, la cadence, le rythme, mais on découvre aussi son texte comme un lecteur. » Au passage, il donne un petit coup de chapeau à sa traductrice : « C’est elle, Isabelle Rosselin, qui, avec Philippe Noble, traduit en ce moment mon gros livre sur l’Indonésie, Revolusi [“révolution”, en indonésien]: 600 pages, 200 interviews, cinq ans et demi de ma vie. Il est paru fin novembre 2020 en néerlandais. C’est un peu un nouveau Congo. »

 

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