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Voici deux manières de raconter la guerre. Celle de Charles Vildrac (1882-1971), dont paraissent les Souvenirs militaires de la Grande Guerre, est d’un écrivain et d’un journaliste. Elle se veut objective, sans pour autant renoncer à l’émotion. Celle de Gilles Zerlini dans L’épuration est romanesque, avec ce que cela implique de subjectivité et de flou à l’égard de la vérité. Par Marie Étienne 🔸

Commençons par le roman de Gilles Zerlini, qui m’a troublée pour différentes raisons. Des raisons personnelles, il me faut l’avouer : l’auteur est corse et a passé son enfance à Toulon, une ville que je connais bien. Et d’autres raisons, plus littéraires, plus difficiles à définir.

Le livre est constitué de brefs chapitres presque autonomes, qui ont l’air de nouvelles. Ils sont écrits avec soin, comme ciselés, comme se suffisant à eux-mêmes. Ils passent d’un personnage à un autre, sans que leurs liens soient toujours explicités. Ce qui aboutit à un très beau récit, que le lecteur dévore car la tension ne s’y relâche pas, mais qu’il ne comprend pas toujours à la première lecture, le « je » qui s’exprime n’étant pas forcément celui d’un même narrateur, d’une même narratrice.

Gilles Zerlini, L’épuration. Maurice Nadeau, 158 p., 18 €
Charles Vildrac, Souvenirs militaires de la Grande Guerre. Édition annotée et introduite par Georges Monnet. Collection “Pour Mémoire”
Parution : 8 février 2021
50 illustrations noir et blanc
1er tirage offset sur papier Olin Regular ivoire 90 gr et sous papier de couverture Fedrigoni Materica Clay 250 gr.
13 x 21,5 cm. 288 pages
Prix de vente public : 28 €
 


 

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