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Longtemps les ports français ont participé au trafic des Africains réduits en esclavage vers les plantations des colonies européennes en Amérique et aux îles Mascareignes. Dénombrer les expéditions faites à partir des ports français est donc nécessaire pour connaître l'histoire de l' « infâme trafic » — comme on disait déjà sous l'Ancien Régime.

L'abolition de l'esclavage par la Convention et les guerres de l'Angleterre contre la France révolutionnaire ont pu donner à croire que le trafic négrier avait cessé à partir des ports français. Ainsi disposait-on du Répertoire de Jean Mettas pour la période se terminant en 1793 et de celui de Serge Daget pour la période commençant en 1814, celle de la traite rendue illégale par les puissances réunies au Congrès de Vienne. Pourtant les ports français ont cherché à maintenir cette activité, particulièrement entre le 1er octobre 1801 — signature des préliminaires de la paix d'Amiens — et sa rupture par le gouvernement de George III en mai 1803. D'autre part, la guerre de course permit souvent aux navires français de s'emparer des captifs de la flotte anglaise — et inversement. Dans ce numéro spécial de la revue Outremers, Éric Saugera livre la première partie de son répertoire qui comble l'intervalle entre ceux de Mettas et de Daget.

• Éric Saugera. Guerres et traites françaises aux côtes d'Afrique. De la Révolution à Napoléon. 1ère partie  - Revue Outremers, éditée par la Société française d'histoire des outre-mers, n°408-409, 2ème semestre 2020, pages 15 à 466. - Le second volume doit paraître d'ici 2022.

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