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Par François Forestier 🔸Février 1989. Il fait un froid de gueux à New York, et, avec un ami photographe espagnol, nous contemplons la neige grise, dans les rues, les nuages de vapeur qui jaillissent des plaques de fonte au sol et les taxis jaunes qui hoquettent dans les embouteillages. Il me dit : « On devrait retrouver Felipe Alfau ». Qui ? « Felipe Alfau ». Est-il peintre, acteur, restaurateur, gangster ? Non. C’est un caissier dans une banque quelconque de Manhattan, me dit-il. Ah, et pourquoi le rechercher ? « Parce qu’il a écrit un livre formidable, en 1936. Titre : “Le Café des fous”. Puis il est tombé dans l’oubli… » Un exemplaire corné déniché au Strand Bookstore, dans l’East Village, nous met en joie. « Le Café des fous » ne ressemble à rien, impossible de le classer, à peine peut-on trouver d’étranges parentés littéraires, et encore…

 

Le Café des Fous, par Felipe Alfau, traduction d’Antoine Jaccottet, Payot, 1990. Réédité en poche Points, 1992. 7,60 €Chromos, par Felipe Alfau, traduit par Bernard Cohen, Rivages, 1994. 22,71 €
 

https://www.nouvelobs.com/la-boite-a-bouquins/20210507.OBS43779/felipe-alfau-l-auteur-meconnu-qui-laissait-les-personnages-lui-dicter-son-livre.html

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