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Fredrika Bremer, née le  à Åbo en Suède — ville aujourd’hui connue sous le nom de Turku, car en Finlande — et décédée le  dans son château d’Årsta près de Stockholm, est une auteure suédoise et une féministe. Elle a eu une grande influence en Suède dans les débats de société, sur la question du droit des femmes.

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Les romans de Frederika Bremer sont des histoires romantiques comme on en trouvait d'autres à l'époque. Ils tournent généralement autour d'une femme indépendante qui raconte ses observations sur le marché marital. Elle réclame une nouvelle vie de famille, moins centrée sur ses membres masculins, qui laisserait davantage de place pour les talents et les personnalités féminines. S'inspirant de sa propre enfance, beaucoup de ses œuvres contiennent une dichotomie entre la ville et la campagne très marquée. Ses oeuvres représentent la nature comme un endroit de renouveau, de révélation et découverte de soi. Avant que Bremer révèle officiellement son nom au public, ses travaux occupaient déjà une certaine place dans la vie culturelle en Suède. Les traductions l'ont rendue encore plus populaire à l'étranger, où elle fut parfois surnommée comme la "Jane Austen suédoise". À son arrivée à New York, le New York Herald déclara qu'elle "[avait] probablement plus de lecteurs que n'importe quelle auteure sur le globe", et qu'elle était l'auteure "d'un nouveau style de littérature". En tant que célébrité littéraire, Bremer ne manquait jamais d'endroit pour passer la nuit lorsqu'elle passa ses deux ans en Amérique, bien qu'elle ne connaissait personne avant son arrivée. Sa popularité à l'étranger connut son apogée entre les années 1840 et 1850 puis elle déclina au tournant du siècle, bien que le romancier anglais George Gissing lut Hertha en 1889. En Suède, elle continua à être hautement respectée, bien que peu lue. La publication de ses lettres dans les années 1910 ranime l'intérêt académique autour d'elle, mais uniquement pour sa vie personnelle et ses voyages. En 1948, le critique suédois Algot Werin écrivait que Bremer "vit seulement en tant que nom et que symbole... Peu importe si ses livres sont oubliés". Les romans de Bremer furent redécouverts par les féministes suédoises dans la deuxième moitié du 20e siècle et font l'objet d'une réévaluation critique.

 

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