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Les aventures de China Iron, de l’écrivaine argentine Gabriela Cabezón Cámara, est plusieurs livres à la fois : un conte, une utopie, un récit gauchesque, un roman d’éducation. Ce roman, finaliste de l’International Booker Prize 2020, est autant une critique politique qu’un récit écologiste, une aventure queer qu’un texte où la poésie entremêle les rythmes et forces naturels, l’Histoire, l’imaginaire, les corps. Il s’agit d’un livre où l’identité est subvertie, renversée, remplacée par d’autres relations au sein de ce qui est.

La question de l’identité se pose au sujet de ce livre lui-même, livre pluriel qui juxtapose et combine des genres divers en les déplaçant. Ainsi, le roman d’apprentissage, s’il implique un changement et une découverte de soi, un monde perçu et pensé à partir d’un « Je », se transforme ici en une perte de soi ou plutôt un embrassement du « Nous », un passage de l’individu séparé, différent, à une subjectivité inséparable d’une communauté, de relations larges et englobantes.

 

Gabriela Cabezón Cámara, Les aventures de China Iron, traduit de l’espagnol (Argentine) par Guillaume Contré, éditions de l’Ogre, avril 2021, 256 p., 20 € — Lire un extrait.

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