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Elle a vécu avec un rapace et observé les oiseaux migrateurs du haut de l’Empire State Building. Naturaliste et romancière, la Britannique Helen Macdonald publie un magnifique recueil d’essais sur son amour des oiseaux. Rencontre. Propos recueillis par Didier Jacob 🔸

Helen Macdonald revient de loin. D’une enfance dominée par l’incompréhension, la colère et la perte. Seule échappatoire : les arbres où elle grimpait, les animaux qu’elle observait, les champs où elle traquait toutes les formes de vie, qu’elle rapatriait dans une chambre qu’elle avait transformée en cabinet de curiosité. Quand son père meurt prématurément, elle s’enferme dans son chagrin avec un faucon pour compagnon (elle a raconté cette expérience dans « M pour Mabel »). Aujourd’hui, la romancière fauconnière a fait la paix avec elle-même. Elle voyage aux quatre coins du monde pour observer la vie naturelle, et raconte ces expéditions dans de formidables récits qu’elle a rassemblés dans un recueil qui est à la fois une ode à la vie sauvage et un requiem pour une nature assassinée. « Le monde a perdu la moitié de sa faune et de sa flore de mon vivant », dit-elle. 

 

Vols au crépuscule, par Helen Macdonald, traduit de l’anglais par Sarah Gurcel, Gallimard, 345 p., 23 euros.

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