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Par Jean-Paul Gavard-Perret 🔸 Jean Riche­pin est désor­mais un poète bien oublié. Il fut pour­tant jusque dans les années 60 du siècle der­nier un de ces écri­vains dont les textes s’apprenaient dans les écoles com­mu­nales.
Mais les temps ont changé.

Les édi­tions “le chat rouge” per­mettent de le rap­pe­ler à nous à tra­vers sa Chan­son des gueux. Ce texte prouve com­bien Riche­pin reste un auteur digne d’intérêt et réso­lu­ment contem­po­rains lorsque, par exemple, il rap­pelle sans autre forme de pro­cès  :“De mes espoirs défunts, je chauf­fe­rai mon cul”.
Et il existe chez lui une faconde et une musi­ca­lité à la Vil­lon. Comme lui, il reste le poète des fos­sés et des buttes, proche des “voyous les pus noirs” et de ceux qu’on nom­mait jadis comme lui les arsouilles.

 

Jean Riche­pin, La chan­son des gueux, édi­tions Le Chat Rouge, Paris, 2021, 280 p. — 20,00 €.

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