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L’écrivain David Grossman - dont le fils a été tué, en 2006, lors de l’agression israélienne contre le Liban - a reçu le Prix d’Israël de littérature, le 19 avril 2018 - le jour de l’indépendance de l’Etat sioniste proclamé le 14 mai 1948, mais célébré suivant le calendrier hébraïque. Par Mohamed Larbi Bouguerra 🔸

Cette célébration a révélé, aux dires du The New York Times International Edition (18 avril 2018), les divisions d’une société israélienne fracturée. En Israël, on n’était même pas d’accord sur la forme et les inscriptions d’un mémorial aux morts sur le champ de bataille : « La Nouvelle Gauche voulait que figurent sur ce mémorial les noms des morts depuis 1948 mais d’autres voulaient que cela commence avec la Bible et Jéricho », affirme un sociologue de l’Université d’Ariel – une université installée illégalement en Cisjordanie occupée.

Dans le Monde (22 avril 2018), l’ancien chef du Mossad, Efraïm Halevy, confirme que « la société civile et politique [en Israël] est dans un état de crise profonde… Le niveau du débat public s’est effondré… Le public est de plus en plus ignorant. Il n’est pas désinformé, il est non informé. » Et l’ancien espion de conclure : « Les problèmes intérieurs d’Israël pourraient devenir une menace existentielle. Notamment les divisions sur les questions religieuses, qui affectent terriblement la société. La religion juive est une religion masculine donnant aux hommes un rôle central, sans participation des femmes. Mais les femmes en Israël se lèvent. Il faut que la religion soit séparée de l’Etat. Le Likoud, le parti de Netanyahou doit se rendre compte que les femmes se détournent de lui, s’il continue son alliance avec les ultrareligieux. »

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