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« Le tour du monde en un jour » : tel est le slogan de l’Exposition coloniale qui s’ouvre, le 6 mai 1931, à la Porte Dorée, sous les auspices du président de la République, Gaston Doumergue, et du maréchal Lyautey, commissaire général de l’exposition. Malgré des soulèvements dans le Rif marocain (1925-26) ou en Indochine, l’empire colonial français est à son apogée. Et c’est bien cette puissance – notamment économique en pleine crise après le krack de 1929 – qu’entend promouvoir le gouvernement afin de « donner aux Français conscience de leur empire », ainsi que le souligne Paul Reynaud, ministre des colonies, dans son discours d’inauguration.

Si quelques voix s’élèvent à gauche pour fustiger les festivités qui dureront six mois, elles laissent surtout entendre les divisions entre les socialistes, tel Léon Blum, qui dans “Le Populaire” dénonce les violences commises, sans condamner ouvertement le colonialisme ; et le Parti communiste qui propose à Paris une contre-exposition intitulée « La Vérité sur les colonies ». Pour sa part, le groupe des surréalistes rédige un tract invitant à boycotter l’exposition située au bois de Vincennes. Son message ne sera guère suivi puisque 8 millions de visiteurs viendront s’instruire et baguenauder entre les villages indigènes, les échoppes artisanales et les temples asiatiques reconstitués, dont celui d’Angkor Vat.

 

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