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Vingt-trois ans après les accords du Vendredi Saint, le Brexit et les pourparlers du protocole nord-irlandais ont accru les divisions au sein de la population et ravivé les tensions.

Ce soir, un hélicoptère de la police plane au-dessus de Belfast-Est, brassant l’air tandis qu’il surveille les rues. Les hélicoptères nous jouent une bande-son permanente depuis le début des émeutes en avril. Je n’y fais même plus attention. Quand on vit en Irlande du Nord, c’est incroyable tout ce à quoi on nit par s’habituer. La bruine perpétuelle. Les politiciens qui préèrent la polémique au dialogue. Une Assemblée, associée à l’exercice du pouvoir, qui s’eondre fréquemment, conduisant le pays au bord de la paralysie législative. Les murs de la paix et la ségrégation scolaire : un rappel constant que, malgré tous nos eorts, cette ville reste un lieu de vie divisé. Des paramilitaires affichent leur présence continue par des fresques au coin des rues et des tabassages punitifs à nouveau en forte augmentation. J’avais 18 ans, en 1998, quand fut signé l’accord de paix du Vendredi saint . J’ai cru naïvement que l’Irlande du Nord aurait un visage très diérent vingt-trois ans plus tard. D’accord, elle est nettement plus paisible qu’autrefois, mais les « troubles » n’ont pas complètement disparu. Je crois que notre autosatisfaction est en partie à blâmer. Nous nous sommes habitués à un bas bruit constant d’intimidations, de sectarisme et de violence, tout ce que nous avons toléré est devenu le statu quo. Quand des amis étrangers s’enquièrent de la situation actuelle à Belfast, en général je réponds : Ça fait vingt ans maintenant que je répète cette phrase. La paix n’a jamais paru vraiment stable en Irlande du Nord. Aujourd’hui, elle est d’une fragilité presque insupportable. [mettant n à trente ans de guerre civile] « C’est un brin tendu en ce moment. » 

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