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Le célèbre roman de Flaubert, Salammbô, publié en 1862, mêle histoire ancienne et fantasmes. L’auteur, qui avait d’abord penché pour un conte égyptien, qui se serait intitulé Anubis (du nom d’une ancienne divinité pharaonique), n’a pas choisi la facilité. De l’antique Carthage, où il situe son intrigue, ne subsistent ni pyramides, ni grand sphinx, ni momies… L’archéologie carthaginoise, au milieu du XIXe siècle, n’en était qu’à ses débuts. Salammbô n’en connut pas moins un énorme succès que retrace l’exposition « Fureur ! Passion ! Éléphants ! », à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert.

C’est une exposition itinérante, constituée autour de la figure de Salammbô, qui sera successivement présentée au Musée des Beaux-Arts de Rouen (à partir du 20 mai 2021), au Mucem à Marseille (fin 2021-début 2022), puis au Musée du Bardo à Tunis (du printemps à la fin de l’été 2022).

Trois étapes d’une chaîne qui suivra à peu près le périple que Flaubert lui-même accomplit en 1858, lorsqu’il se rendit en Afrique du Nord, en quête d’informations et de sensations, mais aussi de rêveries et de fantasmes, qui devaient nourrir son projet littéraire.

L’Orient précieux et cruel

Le roman déborde d’or, de pierres précieuses et de tissus splendides. L’accumulation de termes rares et la débauche descriptive y créent un exotisme mystérieux et envoûtant. Cet Ailleurs est aussi un lieu d’expression de la cruauté. Raffinement extrême et barbarie sanglante sont les deux pôles que Flaubert se plaît à réunir.

Il compose des scènes terribles, source de jubilation trouble. Des lions crucifiés, des hommes écrasés par des éléphants, des enfants sacrifiés dans le feu du grand dieu Baal. Un étalage sidérant et jouissif sous la façade de la reconstitution historique et de l’érudition.

 

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