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L’historien américain propose sa lecture du mouvement des droits civiques, dont il a été un militant dans les années 1960, dans un livre bref et percutant. Par André Loez, historien 🔸

 

Un soir de 1944, la grand-mère de Thomas C. Holt refusa de changer de place dans le bus. A Danville (Virginie), comme dans tout le Sud des Etats-Unis, les premières rangées étaient alors interdites aux « colored ». Il faudrait encore attendre une décennie pour qu’un tel refus ne débouche pas seulement sur une brève altercation avec le chauffeur, mais sur un immense mouvement social, avec celui de Rosa Parks (1913-2005) à Montgomery (Alabama) en 1955.

C’est pour comprendre l’articulation entre de pareils actes d’individus ordinaires et un changement historique à grande échelle que le professeur émérite de l’université de Chicago, ancien président de l’American Historical Association, a choisi d’ouvrir son nouveau livre par cette histoire. Aujourd’hui âgé de 78 ans, c’est aussi, sans doute, une façon pour lui d’entremêler ses souvenirs familiaux ainsi que ses expériences personnelles, en tant que militant au début des années 1960, avec un regard analytique porté sur les luttes politiques et sociales qui ont fini par ébranler la ségrégation raciale dans la période 1955-1965.

« Le Mouvement. La lutte des Africains-Américains pour les droits civiques » (The Movement. The African American Struggle for Civil Rights), de Thomas C. Holt, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Claude Zancarini, préface de Michelle Zancarini-Fournel, La Découverte, 192 p., 18 €, numérique 12 €.

 

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