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Depuis trente ans, le mari de la veuve d’Hergé veille jalousement sur l’œuvre du dessinateur. Au point d’assigner en justice tous ceux qui osent détourner l’univers de Tintin. Comme récemment le peintre Xavier Marabout, qui vient de remporter une première manche devant les tribunaux. Par Roxana Azimi 🔸

Nick Rodwell, 68 ans, n’a pas l’habitude des échecs judiciaires. Le président de Moulinsart qui, depuis trente ans, veille jalousement sur l’héritage du dessinateur Hergé, vient pourtant d’essuyer un sérieux revers au tribunal de grande instance de Rennes. Le 10 mai, la société belge a été déboutée de l’action qu’elle avait intentée contre l’artiste Xavier Marabout pour contrefaçon et atteinte au droit moral.

Le tort du peintre ? Avoir « érotisé » Tintin en fusionnant l’univers du journaliste à houppette et celui du peintre américain Edward Hopper. « Loin de moi l’idée de dénigrer Tintin. C’était une parodie pour m’amuser de son univers plutôt viril », explique au téléphone Xavier Marabout, soulagé d’avoir remporté cette manche contre Moulinsart.

Un courrier « agressif et déplacé »

Ce jugement pourrait donner quelque espoir à Christophe Tixier, alias Peppone, lui aussi poursuivi par Moulinsart pour contrefaçon, et dont le sort sera tranché le 17 juin au tribunal judiciaire de Marseille. En cause : 90 bustes en résine à l’effigie du reporter, que l’artiste provençal a marouflés avec les vignettes des albums de Tintin ayant appartenu à son père.

L’homme d’affaires britannique Nick Rodwell a épousé Fanny Vlamynck,

la veuve d’Hergé, en 1993 (ici, le couple, à Paris, en novembre 2016). 

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