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À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Baudelaire, les éditions Gallimard viennent de rééditer les deux œuvres majeures du poète : « Les Fleurs du Mal » et « Le Spleen de Paris ». Ces recueils sont accompagnés d'un livret consacré au procès intenté en 1857 contre le poète « pour outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs ». Retour sur les circonstances de ce procès retentissant et ses conséquences sur la fortune littéraire du père de la poésie moderne, avec le romancier et journaliste au Figaro littéraire Mohammed Aïssaoui, qui a préfacé le livret. Par Tirthankar Chanda 🔸

RFI : En août 1857, il y a cent soixante-quatre ans, s’ouvrait devant la 6e chambre correctionnelle de la Seine le procès de Baudelaire, accusé d’avoir porté atteinte aux codes sociaux et moraux de la société française en publiant Les Fleurs du mal.  Pourquoi vous êtes-vous intéressé à ce procès ?

Mohammed Aïssaoui : Les procès en littérature m’ont toujours intéressé. J’avais d’ailleurs écrit une pièce pour France Inter sur le procès fait à Gustave Flaubert à l’occasion de la publication de son roman Madame Bovary. Le ministère public avait perdu ce procès malgré la hargne et le talent du procureur impérial Ernest Pinard. Le même Ernest Pinard est revenu à la charge avec Baudelaire. Cet homme a un tableau de chasse extraordinaire, car il a voulu faire condamner, au cours de la même année d’ailleurs, Gustave Flaubert, Eugène Sue et Charles Baudelaire. Lorsque j’ai été contacté par les éditions Gallimard pour participer à la commémoration du bicentenaire du poète des Fleurs du mal, j’ai proposé de revenir sur les circonstances de ce procès. Ma proposition a été acceptée car aucun projet portant sur l’angle judiciaire n’avait été programmé, alors que ce procès a été un tournant dans le parcours de Baudelaire.

Pour lire la suite : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/culture/«les-fleurs-du-mal»-devant-les-juges-la-modernité-littéraire-en-procès/ar-BB1gT97t

© Étienne Carjat / Domaine public Charles Baudelaire par Étienne Carjat en 1862.

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