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TRIBUNE. Une théorie en vogue affirme que le genre masculin se répartirait entre une élite de mâles dominants ayant les faveurs des femmes et une masse de 80 % d’hommes tristes et frustrés : les « incels »… Problème : cette hypothèse n’a aucun fondement scientifique. Par Régis Meyran, anthropologue

Paru début 2021, « Female Choice », de la chercheuse allemande Meike Stoverock, a été l’objet de plusieurs recensions, dans « Die Zeit », sur le blog de langue anglaise For better science (certes légèrement critique), ou encore dans « Le Monde », sous la plume enthousiaste de Maïa Mazaurette (qu’on a connue mieux inspirée). L’ouvrage part d’un chiffre étonnant : pour Meike Stoverock, « 80 % des hommes » entre 25 et 50 ans ne seraient pas attirants pour les femmes. Disons-le tout net : ce chiffre ne rime à rien. On ne sait pas exactement d’où il vient, mais même s’il était issu d’un sondage, cela ne prouverait que l’existence de lieux communs dans l’esprit de nos contemporains. Ainsi, quand le site de rencontre OkCupid (cité dans l’article du « Monde ») produit une enquête comme quoi « les femmes » jugent que 80 % des profils d’hommes ne sont pas attirants, il s’agit des profils et non des personnes réelles (qu’elles ne connaissent pas) !

 

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