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Et si le bovarysme, ou le donquichottisme, qui se projettent dans les personnages, était la bonne manière de lire les romans ? Tel est le paradoxe filé par M. Decout dans un essai provocant. Par Morgane Kieffer 🔸

Maxime Decout nourrit un goût prononcé pour le genre de l’éloge paradoxal. De la mauvaise foi en principe littéraire fondamental à l’imitation ou l’imposture comme pratiques d’écriture supérieurement fécondes, il se dessine au fil de ses essais une ligne directrice du contrepied, voire de la provocation, où l’ironie sous-jacente marque un désir de complicité avec le lecteur. L’humour et l’oblique caractérisent également la démarche de son dernier essai, Éloge du mauvais lecteur : dans celui-ci comme dans ses précédents livres, l’inversion des pôles de valeur met en branle la pensée, pour explorer dans une logique carnavalesque ce qui sous-tend les axiologies littéraires occidentales, nos façons canonisées de lire et de penser la littérature.

Maxime Decout, Éloge du mauvais lecteur, Minuit, « Paradoxe », 2020. 160 p., 16  

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