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Lancé il y a trente ans, le trimestriel, consacré aux arts, à la littérature et à la création en général, a contribué à renouveler le regard porté sur le continent. Par Roxana Azimi 🔸

Branchez Annabelle Ténèze, directrice des Abattoirs, à Toulouse, sur la Revue Noire, à laquelle son musée rend hommage du 2 juin au 29 août, et les exclamations fusent : « Un outil d’information autant qu’un objet d’art ! Une revue de lutte qui montrait des choses qu’on ne voyait pas, ou qu’on ne voulait pas voir ! Tout bonnement incroyable ! »

Près de vingt ans après sa disparition, l’aura du trimestriel, qui de 1991 à 1999 a révélé au grand jour les talents africains comme Pascal Marthine Tayou ou Joël Andrianomearisoa, est intacte. « C’est un mythe et un objet de fierté pour le monde francophone », confirme l’éditrice Anna-Alix Koffi. « Vous n’imaginez pas la révolution que cela a représentée », renchérit la curatrice Marie-Ann Yemsi.

 

Christine Eyéné, elle, se souvient avoir brandi la publication sous le nez de ses professeurs de l’université de Paris-I pour les convaincre de la pertinence de ses recherches. « C’était un argument de poids pour faire comprendre que l’Afrique était contemporaine et ne devait pas être reléguée à des musées poussiéreux », confie la curatrice.

Couverture du numéro 01 (mai 1991). Monographie du sculpteur sénégalais Ousmane Sow, dont l'œuvre ici représentée, 'Lutteurs Noubas' 1984-1987, en couverture, fait partie de la collection des Abattoirs de Toulouse.

Revue Noire, 2 juin-29 août, www.lesabattoirs.org

Revue Noire. Histoire, histoires, Paris, Éditions Revue Noire, 2020, 400 p., 45 euros

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