Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Dans un beau livre, la Sud-Africaine publie ses autoportraits, qui se veulent des armes contre le racisme et l’homophobie. Par Claire Guillot 🔸

« Je suis noire 365 jours par an », affirme, un brin narquoise, la Sud-Africaine Zanele Muholi. Le noir est la couleur de sa peau et une part essentielle de son identité. C’est ce noir intense, souligné par des photos très contrastées, qu’elle décline fièrement, page après page, dans une série d’autoportraits beaux et féroces. Grand format à l’allure précieuse, remarquablement imprimé sur différents papiers par Delpire & Co, le livre Somnyama Ngonyama (« Salut à toi, lionne noire ! », en langue zouloue) rassemble 96 mises en scène étonnantes. Sur la couverture, Zanele Muholi incarne ainsi une statue de la liberté aussi hiératique qu’étrange, la peau et les vêtements d’un noir de jais, couronnée d’un diadème fabriqué avec des éponges. Mais elle peut être aussi bien une guerrière aux cheveux hérissés d’aiguilles de porc-épic, ou un simple visage nu et douloureux enfoui sous une masse de dreadlocks.

Somnyama Ngonyama – Salut à toi, lionne noire !, de Zanele Muholi. Delpire & Co, 26,5 × 35,5 cm, 212 p., 72 €.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article