Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Le réseau social, royaume des vidéos courtes très prisées des adolescents français, a vu se multiplier les recommandations et les critiques de livres. Au point que les maisons d’édition ont sauté le pas. Par Adélaïde Tenaglia 🔸

La vidéo dure treize secondes. « J’essaie de vous convaincre de lire Legend, de Marie Lu », propose une jeune femme, face caméra. Puis défile une série d’images à toute vitesse, sur la chanson Skyfall de la chanteuse Adele. Cette vidéo est un « aesthetic » : elle propose de décrire l’univers d’un livre par des images ; postée sur le réseau social TikTok par des jeunes sœurs britanniques, Mireille et Elodie Lee, elle a cumulé plus de deux millions de vues en moins de deux mois, sur un compte consacré à la critique et aux recommandations de livres : @alifeofliterature.

Ces derniers mois, de tels clips se sont multipliés sur l’application vidéo TikTok — un réseau social dont l’usage a explosé depuis le premier confinement. Les vidéos littéraires regroupées sous le mot-dièse #booktok enregistrent en tout plus de huit milliards de vues. Aux Etats-Unis, certaines ont même fait bondir les chiffres de vente de certains ouvrages, rapportait en mars le New York Times.

En France aussi, le phénomène décolle — alors que TikTok dit compter 11 millions d’utilisateurs dans le pays. Si plusieurs maisons d’édition ont créé des comptes sur le réseau, dont Gallimard jeunesse et Albin Michel, ce sont surtout d’autres comptes amateur, tenus par de jeunes femmes entre 15 et 20 ans, qui y réinventent les codes de la critique littéraire devant des dizaines de milliers d’abonnés.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article