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La lecture de certains livres résonne étrangement avec notre monde extérieur. D’autres avec notre intimité. Parfois avec les deux, quand le monde extérieur pèse trop sur notre intimité. La fontaine des âges de Nancy Kress, Un homme d’ombres de Jeff Noon et Borne de Jeff VanderMeer mettent tous trois en scène un temps déformé, anormal, capturé. Sans rapport littéral avec la situation actuelle – pas d’épidémie dans ces livres –, écrits avant le Covid, entre 2007 et 2017, ils montrent que les romans de science-fiction ne sont pas des clés adaptées à une seule serrure, mais des passe-partout, des outils dont on découvre à la lecture comment ils nous permettent de prendre la mesure du réel. Par Sébastien Omont 🔸

Jeff Noon, Un homme d’ombres. Trad. de l’anglais par Marie Surgers. La Volte, 368 p., 20 €
Nancy Kress, La fontaine des âges. Trad. de l’anglais (États-Unis) par Erwann Perchoc. Le Bélial’, coll. « Une heure-lumière », 112 p., 8,90 €
Jeff VanderMeer, Borne. Trad. de l’anglais (États-Unis) par Gilles Goullet. Au diable vauvert, 480 p., 22 €
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