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La Fédération internationale pour les droits humains publie un document, « Crimes contre l’histoire », qui recense les atteintes systématiques menées ces dernières années par Moscou contre les historiens pour imposer un récit officiel et autolégitimer le pouvoir. Par isabelle Mandraud 🔸

En 2019, un jeune avocat, Grigori Vaïpan, avait remporté une remarquable victoire devant la Cour constitutionnelle russe, qui avait tranché en faveur de trois plaignantes âgées, réunies dans un collectif baptisé Les Enfants du goulag. Nées dans un camp de travail comme 1 500 autres survivants de la terreur stalinienne, Alisa Meissner, Elizaveta Mikhailova et Evguenia Chacheva, les trois victimes, réclamaient un droit « au retour ».

« Ces personnes vivent toujours en exil intérieur, à des milliers de kilomètres de leur ville natale, parfois dans les mêmes endroits du pays que ceux où leurs familles ont été refoulées il y a des décennies », avait plaidé leur avocat, en s’appuyant sur une loi de 1991 qui avait ouvert la porte aux réparations après avoir reconnu l’époque soviétique comme une période de « terreur et de persécution de masse ». Faute de pouvoir récupérer leur domicile, les enfants de déportés devaient, à tout le moins, bénéficier d’un logement social dans leur ville d’origine. Une promesse jamais tenue.

 

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