Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

« Le temps présent de ce livre commence le jeudi 31 mai 1984 », quand l’« héroïne » du deuxième roman d’Hanna Krall se rend au tribunal de Varsovie pour récupérer la « carte d’admission » à la salle n° 252. Les fenêtres, traduit pour la première fois en français, date du milieu des années 1980. À cette époque, la romancière polonaise ne pouvait plus exercer son métier de journaliste, après la proclamation de la loi martiale par le général Jaruzelski, et elle survivait en travaillant à des scénarios pour le cinéaste Krzysztof Kieślowski. Ce livre, paru en 1987 dans les circuits éditoriaux non autorisés, confirme, après La sous-locataire (1985), son style et sa manière singulière de restituer le passé dans le présent d’un moment. Une écriture intime si bien rendue par Margot Carlier, sa traductrice. Par Jean-Yves Potel 🔸

Hanna Krall, Les fenêtres. Trad. du polonais par Margot Carlier. Noir sur Blanc, 150 p., 18 €

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article