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La prison a été depuis sa création un lieu sociologique obligé, bien avant même l’invention de la sociologie. Depuis trente ans, beaucoup de chercheurs passent par la case prison mais rares sont celles et ceux qui s’y arrêtent, on préfère en général des horizons moins sombres. Corinne Rostaing est de ces chercheuses qui sont entrées en détention pour ne plus en sortir. Elle livre une synthèse à la fois précise et d’une utile virulence pour cette institution démocratique toujours tenue loin de l’agenda politique. Par Philippe Artières 🔸

Il y a vingt ans tout juste, Anne-Marie Marchetti publiait un livre somme intitulé Perpétuités dans la collection de Jean Malaurie « Terre humaine » aux éditions Plon ; dans cette enquête sur les « longues peines », elle avait cherché à partager l’expérience extrême de l’enfermement de longue durée avec des hommes condamnés à perpétuité et tenus loin du monde, dans les fameuses « centrales ». Elle avait écrit ce quotidien, le partageant, l’épousant même avec un regard nourri par les révoltes des années 1973-1974 et la colère de ceux, comme Serge Livrozet, qui le subissaient.


Corinne Rostaing, Une institution dégradante, la prison. Gallimard, 320 p., 20 €

 

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