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Socialistes, libertaires... et défenseurs des animaux. L’anthologie « Cause animale, luttes sociales » met en lumière l’articulation que douze autrices et auteurs, dont Louise Michel, faisaient entre émancipation animale et critique du capitalisme. Un ouvrage qui permet de découvrir — et renforcer — la dimension politique de l’antispécisme.

Suffit-il de manger des steaks de soja, de ne plus porter de fourrure et de sauver les chats errants pour libérer nos frères et sœurs les bêtes de l’oppression humaine ? À l’heure où se multiplient les initiatives individuelles en matière de protection des animaux, les chercheurs Roméo Bondon et Elias Boisjean rappellent l’impasse vers laquelle pourraient mener, seuls, tous ces petits pas : « Pour parler sérieusement d’écologie, il convient de l’arracher des mains des libéraux : la cause animale n’échappera pas à pareil geste. » Ils introduisent tous deux l’anthologie Cause animale, luttes sociales parue chez Le Passager clandestin (2021). Rassemblant douze autrices et auteurs — pour l’essentiel libertaires ou socialistes, ayant pris fait et cause pour les animaux au tournant des XIXe et XXe siècles — l’ouvrage remet en lumière l’articulation que ces militants faisaient alors entre émancipation animale et critique du capitalisme. À leurs yeux, la libération de tous les êtres humains ne pouvait se faire sans celle des animaux.

 

Cause animale, luttes sociales, textes présentés par Roméo Bondon et Elias Boisjean, aux éditions Le Passager clandestin, collection « boomerang » avril 2021, 240 p., 18 euros
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