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Par Serge Per­raud 🔸Sophie Chau­veau reçoit un jour un cour­rier réex­pé­dié par les édi­tions Gal­li­mard, une lettre de lec­trice signée Béa­trice. Elle se pré­sente comme sa cou­sine. Elles se ren­contrent. Au cours d’une dis­cus­sion, Béa­trice révèle avoir été vio­lée par son père entre quatre et qua­torze ans, ce qui rejoint la situa­tion de Sophie. Ces entre­tiens génèrent un afflux de sou­ve­nirs, le besoin de com­prendre ce qui semble une tra­di­tion fami­liale, ce qui engendre l’abus cri­mi­nel des enfants.
Elles découvrent l’ampleur du désastre, le nombre d’exactions com­mis par les mâles, le silence assour­dis­sant des mères qui taisent cette ignominie.

Le livre débute par un pro­logue inti­tulé Nais­sance d’une dynas­tie. En 1870, les Prus­siens affament Paris. Arthur C., venu de Ven­dée, a monté une petite épi­ce­rie de pro­duits locaux près de la Made­leine. Face à la pénu­rie, il pense à tuer les ani­maux du Jar­din des Plantes pour nour­rir ceux qui peuvent payer. Et l’argent coule à flots car Arthur a des idées.

 

Sophie Chau­veau, La fabrique des per­vers, Folio n° 6934, mai 2021, 320 p. – 8,10 €.

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