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Par Christophe Ayad 🔸La révolution est passée sur leur vie, comme un char sur le cadavre du soldat inconnu. C’est le paradoxe de l’histoire : ceux qui la font sont souvent les derniers dont on connaît la vie. Toutes ces foutaises, le roman d’Ezzedine Fishere, collecte les destinées des héros broyés de la révolution égyptienne de 2011. Qui se souvient de Wael, Moheb et Tamer, les trois « ultras » du club de football cairote d’Al-Ahly venus à la révolution par solidarité de supporteurs ? Qui se souvient de Hend, la militante féministe, et de Moheb, le journaliste, ce couple solaire que la révolution a pulvérisé ? Qui se souvient de Bahaa et Shérif, le couple homosexuel contraint de fuir pour New York ?

 

« Toutes ces foutaises » (Kol hadha al-haraa), d’Ezzedine Fishere, traduit de l’arabe (Egypte) par Hussein Emara et Victor Salama, Joëlle Losfeld, 282 p., 22 €, numérique 16 €.

« Trois saisons en enfer » (’Utârid), de Mohammad Rabie, traduit de l’arabe (Egypte) par Frédéric Lagrange, Actes Sud, « Sindbad », 350 p., 22,80 €, numérique 17 €.

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