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Ecrivain de polars, Thomas Cantaloube tient à aborder les violences policières dans ses livres. Il livre ici quelques réflexions à ce sujet. Propos recueillis par Macha Séry 🔸

 

Thomas Cantaloube est l’auteur de deux polars historiques parus à la « Série noire » : Requiem pour une République (2019) et Frakas (2021).

Article réservé à nos abon« Je ne vois pas dans le polar français actuel de roman qui mette en cause la police en tant qu’institution. Dans la science-fiction, oui, le thème de l’Etat policier et répressif est récurrent. Dernier exemple en date : Les Furtifs, d’Alain Damasio [La Volte, 2019]

Dans le polar, on préfère choisir des parcours individuels. Peut-être parce que les flics sont souvent les héros et que, si l’on peut accepter un héros un peu violent, qui va molester ses suspects pour les faire avouer, ou alors un détective “borderline”, il est beaucoup plus difficile de créer de l’empathie avec un héros raciste, mesquin, cruel.

En revanche, il est parfaitement possible de créer un personnage de flic qui évolue dans le cadre d’une institution vénale, corrompue ou violente. Deux exemples étrangers : le Bernie Gunther de Philip Kerr ou le héros de The City and the City, de China Miéville [Fleuve noir, 2011]. Mais l’un est un héros de polars historiques, l’autre une dystopie.

Frakas

Thomas Cantaloube

Editeur : Gallimard

Collection : Serie Noire

Date de parution : 08/04/2021

Nombre de pages : 416

19,00 €

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