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Le juge d’instruction chargé de l’affaire des « biens mal acquis » a établi, grâce aux archives policières du dossier Elf, que c’est avec l’argent de la corruption pétrolière que le clan présidentiel au Gabon a blanchi en France des dizaines de millions d’euros, notamment grâce à la BNP, selon l’enquête. Fabrice Arfi 🔸

L'affaire dite des « biens mal acquis » sur la fortune cachée du clan Bongo, qui règne de père en fils depuis 1967 sur le Gabon, est un scandale français. De bout en bout. C’est ce qu’est en train de documenter de manière inédite un juge d’instruction français, Dominique Blanc, selon les derniers développements d’une tentaculaire enquête commencée il y a bientôt quinze ans.

Plusieurs développements judiciaires récents éclairent en effet le rôle dans le gigantesque système présumé de corruption (c’est-à-dire comment les Bongo ont obtenu des fonds occultes) et de blanchiment (comment ils les ont dépensés) de deux grandes institutions économiques françaises : le géant pétrolier Elf – Total aujourd’hui – et la banque BNP.

Omar Bongo a dirigé le Gabon de 1967 jusqu’à sa mort en 2009 ; sa succession politique est depuis assurée par son fils Ali, qui est l'un des deux légataires universels de son père sur le plan patrimonial.

Jacques Chirac et Omar Bongo, les présidents de la France et du Gabon en 1996, à Libreville. © GERARD FOUET / AFP

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